Écrit par doume Mercredi, 20 Mai 2009 11:39

Entre slam, stand-up comedy, TiMalo surprend, amuse, étonne et questionne son public.
TiMalo, le slameur justicier nous emmène à la découverte de son premier album. L’artiste guadeloupéen appelle à l’unité et dénonce les maux. Inspiré tant par l’humour cynique des Last Poets, que par l’écriture vigoureuse de Léon-Gontran Damas ou la force de la voix de Gill Scott-Heron, TiMalo propose un slam incisif et théâtral.
TiMalo slame pour prévenir. C’est toujours mieux que guérir. TiMalo slame aussi pour rappeler le passé. Histoire de montrer comment les maux d’hier nourrissent ceux d’aujourd’hui. Le jeune guadeloupéen a accordé une interview à Afrik à l’occasion de la sortie de son premier album, Pawol Funk-Kè. Il revient notamment sur ses rêves d’indépendance pour l’île qui l’a vu naître.

Le visage de TiMalo dégage beaucoup de douceur. Mais à l’intérieur, il bout de colère. Les injustices du monde le rongent. La preuve en musique avec Pawol Funk-Kè, sorti le 4 décembre. Sur ce premier album, aux influences jazz, hip-hop et créole, le Guadeloupéen de 35 ans parle sida, terrorisme ou encore colonialisme - un thème qui lui est particulièrement cher. Car comme son père, maire de Bouillante, il se languit du jour où le département d’outre-mer qui l’a vu naître sera indépendant… Pour résumer, on peut dire que Pawol Funk-Kè balance pas mal. Au sens propre comme au sens figuré.